les mots sont mon sang

03 janvier 2010

PEUR DES LIVRES

 

 

Pourquoi avoir peur des livres ?

Peut être parce qu’ils sont les portes

D’une science que vous ne connaissez pas,

Peut être parce qu’ils sont des questions

Auxquelles jamais vous n’apporterez de réponses.

 

Pourquoi avoir peur des livres ?

Peut être parce qu’ils sont les reflets

De l’âme de ceux qui les ont écrits,

Peut être parce qu’ils sont les images

D’un monde que nous refusons de voir.

 

Pourquoi avoir peur des livres ?

Peut être parce qu’en les lisant

On se rapproche de celui ou celle

Qui avant vous les a lu, vous les a fait découvrir,

Peut être parce qu’alors plus rien n’est pareil.

 

Pourquoi avoir peur des livres ?

Peut être parce que dans chacun d’eux

Vous trouverez une once de vous-mêmes

Peut être parce qu’ils finiront indubitablement

A vous faire vous regarder dans une glace.

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30 décembre 2009

LES MOTS D'UN POETE

Que seraient les mots d’un poète

S’ils ne pouvaient être donnés à autrui,

Comme une femme saurait donner

Le trésor de la vie à son enfant.

 

Que seraient les mots d’un poète

S’ils ne pouvaient traverser les siècles,

Et venir éclairer le ciel sombre de ceux

Qui viendraient y puiser calme et harmonie.

 

Que seraient les mots d’un poète

S’ils n’avaient plus d’autres sens

Que ceux de celui qui les a écrits

Et dont lui seul saurait profiter.

 

Que seraient les mots d’un poète

S’ils ne devaient plus chanter l’amour.

Que seraient les mots d’un poète

Sinon le prélude à la fin des poètes.

 

 

 

 

 

 

 

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27 décembre 2009

TES YEUX

 

 

Au plus profond de l’océan de tes yeux,

Je sombre et me noie tout heureux.

Bercé par le charme de ta voix de sirène,

De mon âme, je perds à jamais ma raison..

 

Dans la profondeur de tes yeux,

Je ne me sens soudain plus vieux,

Je nage l’esprit léger et insouciant entre les eaux

De ton regard si intense et si merveilleux.

 

Dans la pureté du vert de tes yeux,

Je ne vois que les reflets d’un amour merveilleux,

Le fleuve de l’intensité de ces instants d’émoi,

Qui indéfiniment nous relient toi et moi.

 

Dans l’immensité de ton regard de feu,

Je brûle d’un amour intense et adultère,

Je deviens aussi puissant qu’un Dieu

Tant de la force de tes yeux,

Je trouve une indestructible puissance.

 

Dans les larmes de bonheur de tes yeux,

Je ne vois plus que les perles d’une pluie aux reflets irisés,

Témoins de ces chaines qui viennent m’emprisonner

Dès que je sens le silence de ton absence.

 

Alors, de tes yeux, je perds la seule lumière

Qui puisse encore me faire renaitre à la vie,

Alors, de tes yeux j’attends le moindre reflet

Pour encore vivre la puissance de ton amour,

Et dans l’océan de tes yeux trouver la renaissance.

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JE T'AIME

 

Avant de vous livrer mes quelques lignes, je voudrais vous offrir ces quelques lignes tirées du roman d’Erik Orsenna ( la grammaire est une chanson douce)

 

 

" Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : Je t'aime.
Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps.


 

Voici ce petit texte intitulé :

 

 

JE T’AIME

 

Suis-je encore capable de dire ces quelques mots,

Si riches et pourtant tellement prononcés à torts et à travers.

Suis-je encore capable de trouver à qui les dire,

Capable de trouver celui ou celle qui s’en enrichira.

 

Je t’aime, juste une petite phrase à donner sans partage,

Juste des mots à la douce saveur d’une force,

Juste des mots pour simplement savoir se rapprocher,

Juste un moment où deux êtres sauront être côte à côte.

 

Je t’aime, des mots aux couleurs d’arc en ciel,

Je t’aime, une déclaration d’or ou d’argent,

Je t’aime, un espoir, l’aboutissement d’un rêve,

Je t’aime, un toi qui demain deviendra moi.

 

Je t’aime, suis-je encore capable de t’offrir ces mots,

Sans en avoir occulter les couleurs les plus belles,

Je t’aime, suis-je sur de peindre cette toile idyllique,

De t’emmener pour toujours sur le radeau de nos désirs.

 

Je t’aime, et si ces seuls mots pouvaient alimenter

Le fleuve de mes désirs les plus fous……

 

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25 décembre 2009

SI J'ETAIS UNE FEMME


Si j’étais une femme, je serai une fleur,

A la robe si belle et si envoutante

Que de mes pétales vous vous enivriez

Au point d’oublier même votre personnalité.

 

Si j’étais une femme, je saurai user de mes charmes

Pour venir doucement, subrepticement vous enchainer

Telle une araignée au sein d’une toile si fine mais pourtant si solide

Que vous ne pourriez jamais parvenir à vous en évader.

 

Si j’étais une femme, je saurai insidieusement, mon visage,

Colorer de ces teintes qui le rendraient inoubliable,

Je saurai vous faire plonger dans le bleu ou le vert de mes yeux,

Je saurai vous faire aimer le soleil rouge de mes lèvres.

 

Si j’étais une femme, je vous embarquerai sur le vaisseau

De mes rêves les plus fous, vous enchainant tel un galérien

Au rythme des battements du tambour de mon cœur,

Vous faisant ramer au rythme de mes seules émotions.

 

Si j’étais une femme, je me ferai tour à tour

Sirène, fée, déesse, naïade, démon ou ange

Pour de vous finalement être maitresse,

Et annihiler en vous tout esprit de révolte

 

Si j’étais une femme je saurai être soumise ou dominatrice,

Tendre ou cruelle, caressante ou griffeuse, chaton ou lionne ;

Je serai habillée ou nue, offerte ou interdite, douce ou violente

Mais de toute façon , je vous ferai à mes pieds, vous prosterner.

 

Si j’étais une femme mais je ne suis qu’un homme,

Chevalier d’Eon, caméléon ou personnage androgyne,

Farfadet vivant dans la forêt utopique de mes errements,

Prêt à me jeter sans issue de secours dans les filets de ma féminité.

 

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24 décembre 2009

VOYAGE

 

J’ai fait un voyage au royaume des fées et des farfadets,

Un voyage digne de celui d’Alice au pays des merveilles.

Je suis devenu le capitaine Némo dont le Nautylus

Est venu s’échouer dans les vagues d’une forêt magique.

 

J’ai fait un séjour dans une contrée mythique,

Inconnue de quiconque et peuplée de créatures inconcevables.

Je suis devenu un des leurs victime de leurs leurres,

J’ai maintenant dans mon sang l’oubli des antérieurs sens.

 

J’ai fait un vol vers le Paradis des dieux,

Pas ceux que l’on connaît mais ceux nés de la dynastie des rêves.

J’ai vu la beauté de ces êtres aux pouvoirs immenses

Mais j’ai vu également la tristesse qu’ils en ressentaient.

 

J’ai fait un rêve merveilleux tout en sachant que ce n’était qu’un rêve,

J’ai cru avoir croisé ton regard, tenir ta main dans la mienne,

J’ai cru avoir encore le droit de croire en l’amour,

J’ai soudain senti le poids d’une chute vers des abîmes sans fond.

 

J’ai fait le serment de vendre mon âme

A celui qui me ferait retrouver ton sourire,

J’ai eu la chance de ne pas avoir à être damné

Car tu as su me faire comprendre la force de ton amitié.

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OISEAU

Si tu étais un oiseau, que tu viennes voler dans mon ciel,

Tu serais ce fragile colibri à la vitesse infinie.

Tu serais hirondelle, pour venir chez moi faire ton nid,

Tu pourrais être perroquet ou lori pour venir mes mots répéter.

 

Si tu étais un oiseau, tu saurais être paon pour de ta roue m’enchanter,

Tu serais ce pinson dont le chant mélodieux viendrait m’envouter.

Tu serais cet oiseau mythique appelé sphinx renaissant de ses cendres.

Tu serais cet aigle majestueux survolant tous les monts de

la Terre.

 

Si tu étais un oiseau, je voudrai pouvoir apprendre ton chant

Pour avec toi siffler la plus belle et la plus douce des mélodies.

Si tu étais un oiseau, j’aimerai pouvoir voler à tes côtés

Pour savourer la légèreté de cet air dans lequel tu évolues.

 

Si tu étais un oiseau, tu viendrais dans un doux bruissement d’ailes

Te poser sur mes épaules pour doucement me siffler

Le chant merveilleux et trop peu connu de la vie.

Tu me dirais combien la vie est belle, combien nous sommes nantis

Mais aussi combien nous ignorons la fragilité du bonheur.

 

Si tu étais un oiseau, j’aimerai me blottir tendrement contre toi,

De ton doux plumage faire un merveilleux rempart,

Si tu étais un oiseau, je ne tolérerai aucune cage pour t’emprisonner.

Si tu étais un oiseau, j’aimerai avec toi pour toujours m’envoler.

 

 

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22 novembre 2009

UN JOUR...C'EST SUR

Un jour, c’est sur, je partirai,

Je laisserai derrière moi sans regret

Maison, région, famille, souvenirs.

Dans une grosse branche de noisetier,

Je confectionnerai ma canne de pèlerin,

Un sac à dos pour unique bagage je porterai,

Et sans me retourner, la route, je prendrai.

 

Un jour, c’est sur, je cheminerai

Le long de chemins et de routes

Qui me feront jour après jour aller

Au gré de mes envies découvrir ma France.

De mes pas crissant sur les graviers,

Du chant des oiseaux, des bruissement des branches,

Je me régalerai de ces mélodies oubliées,

Et mon corps vieillissant je régénérerai.

 

 

Un jour, c’est sur, apatride je deviendrai,

Devenant tout à tour breton, alsacien ou ardéchois,

Ma soif j’assouvirai à l’eau pure d’un ruisseau

Où bien à celle si fraiche d’une fontaine

Comme il en existe encore dans nos villages.

Un coup de main dans une ferme, sur un marché,

Juste de quoi obtenir quelque obole,

Pour assouvir ma faim, et pouvoir continuer

Ce chemin vers l’inconnu, cette route sans fin.

 

 

Un jour, c’est sur, je devrai arrêter mon errance,

Un jour, c’est sur, il me faudra me préparer

Pour l’ultime voyage, la dernière traversée,

Un jour, c’est sur, mais la tête pleine d’images

Je pourrai sereinement m’en remettre à Dieu.

Un jour, c’est sur, je quitterai ce beau pays,

Certain que mon voyage n’aura jamais de fin.

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30 octobre 2009

JALOUSIE

J’aimerai pouvoir me libérer d’une chaîne ,

D’une chaîne aux mailles infâmes et cruelles.

J’aimerai retrouver cette liberté sans prix

Qu’ont vécus les peuples opprimés.

 

J’aimerai vous faire sentir ma douleur,

Celle d’un homme enchainé à des fers

Dont il ne peut trouver l’unique clef

Qui lui permettrait de vivre sans contrainte.

 

J’aimerai vous dire que l’on est jaloux

Uniquement parce que l’on aime,

J’aimerai encore aujourd’hui y croire

Alors que je vis le plus dur des calvaires.

 

J’aimerai ne pas connaître cette jalousie,

Si forte qu’elle en devient morbide,

Au point de devenir un poison mortel

Qui vous tue plus lentement qu’une flèche

Dont la pointe aurait été recouverte de curare.

 

J’aimerai vous dire la douleur de cette cigüe,

Qui chaque jour vient empoisonner mon âme,

J’aimerai vous savoir me donner l’antidote

Qui me donnera encore la force d’avoir envie de survivre.

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26 octobre 2009

je ne sais plus qui est Dieu

Je ne sais plus qui est Dieu,

De son chemin, j’ai perdu la route,

Mettant ainsi mon âme en déroute,

N’apercevant plus le bleu des cieux.

 

Je ne sais plus qui est Dieu,

Depuis la perte de ma raison,

Quand au sein de ma maison,

De mon enfant, il m’a fait fermer les yeux.

 

Je ne sais plus qui est Dieu,

Depuis que les hommes font les guerres

Semant misère et pleurs sur la terre,

Oubliant de la paix, le symbole pieu.

 

Je ne sais plus qui est Dieu,

Je suis comme un mouton égaré,

Je voudrais tant pouvoir récupérer,

La sérénité de mon berger si précieux.

 

Je ne sais plus qui est Dieu,

Pourtant quand je suis dans sa maison,

Je sens au plus profond de ma raison

La sécurité et la quiétude de ces lieux.

 

Je ne sais plus qui est Dieu,

Pourtant je cherche à retrouver la foi

Moi qui ne croyait plus parfois

En la force de son amour si précieux.

 

Je ne sais plus qui est Dieu,

Pourtant je sais qu’approche le passage

Vers un monde sans nuage, sans orage,

Où près de Lui, je pourrais vivre heureux.

 

Je ne sais plus qui est Dieu,

Mais je sais que je partirai l’âme sereine,

Sans avoir dans mon cœur une once de haine,

Pour retrouver la plénitude du monde de mon Dieu.

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